lundi 25 juillet 2016


Premières impressions

 

A propos des checkpoints : ils sont présents à l’entrée du territoire palestinien et autour de la ville. Je les attendais avec une certaine appréhension mais aussi, je dois l’avouer, avec une curiosité un peu déplacée. Finalement, j’eus à peine le temps de les voir et on les passa comme des péages sans barrières (la période est considérée comme calme). 
Vue de Naplouse
La première chose que l’on remarque en rentrant dans la ville, ce sont les tours d’immeubles. Elles sont partout, grandes, rectangulaires et sans aucun charme pour un touriste européen.  On imagine qu’elles doivent toutes être construites par une seule compagnie tant à première vue elles se ressemblent toutes. On pense à ces choses là et l’on se dit que c’est raté pour l’exotisme oriental.
Marché au centre ville
 Puis on rentre dans le centre ville et l’on est ravi de découvrir une ville bouillonnante de vie. Les rues  sont petites, étroites, sans repères apparents pour l’étranger. Pas de grandes surfaces à Naplouse ! Mais  une multitude de petits magasins proposant de tout et de rien. Des étales d’épices, d’animaux, de fruits et légumes, s’entremêlent pour donner naissance à une odeur pas toujours agréable. Néanmoins l’ombre et l’atmosphère de ces ruelles font que l’on s’y perd avec plaisir et l’on tombe avec surprise sur de nombreux lieux remarquables.
Travailleurs en pause
Dans ces rues les Naboulsis sont très accueillants et chaleureux. En se baladant avec une bonne tête de touriste on a droit à de spontanés hello et welcome. On se fait inviter à prendre un verre de carcadet chez un inconnu... C’est sympa et un peu déroutant au début, sûrement fatiguant par moment. Mon colloc (un docteur anglais) m’a expliqué que les Naboulsis sont très fiers de leur hospitalité. Ceci, on peut en convenir, est une fierté bien placée.



vendredi 15 juillet 2016



Là-haut sur la montagne 

 

Après 2h30 de route pour parcourir les 70km qui séparent Tel Aviv de Naplouse (à cause du trafic) me voila arrivé à destination ! Me voici donc prêt à confronter mes rêves à la réalité. Aussitôt sur place, Dr Ali Abdelhamid passe me prendre dans son gros 4x4 et m’amène dans mon bercail pour les deux prochains mois.

Vue depuis le mont Garizim, j’habite dans un immeuble à gauche tandis que le cœur de la ville est au fond de vallée

J’habiterai sur les contreforts du mont Garizim.

Le mont Garizim n’est pas qu’une vulgaire montagne. Citée à quatre reprises dans la Bible, c’est un lieu saint revendiqué par les Samaritains depuis plus de 2000 ans. La montagne surplombe la ville avec un dénivelé décourageant pour les aller/retour au centre ville. Heureusement les taxis ne sont pas chers et l’université n’est pas très loin non plus. Comme c’est l’été, la végétation y est aride et le soleil plombant. L’ensemble est magnifique. 


Ils sont loin les temps bibliques. Aujourd’hui la montagne est devenue le lieu de prédilection des riches nablousies, qui délaissent la vielle ville, pour venir y construire des villas parfois fantasques. Il semblerait que chacun veut sa place et l’urbanisation galopante aura (vraisemblablement) bientôt raison des derniers bouts de nature.

Mont Garizim et Naplouse en 1900 (wikipédia)
Exemple de nouvelle construction




 

mercredi 13 juillet 2016

Escale à Tel-Aviv


6 juillet 2016 - Tout est question d'organisation
6h : Départ de Montbard
8h30 : Arrivée à Paris Gare de Lyon puis métro, RER et bus
11h30 : L’avion décolle
17h15 : L’avion atterrit à Tel Aviv
19h30 : Je sors de l’aéroport
20h30 : Arrivée à l’auberge

J’ai passé quatre jours à Tel Aviv avant de rejoindre Naplouse.

Dès la première soirée on m’expliqua que Tel Aviv est une ville à vivre et non à visiter. C’est assez désorientant pour le touriste que je suis. Il est difficile de se faire un circuit touristique et le mieux reste de se perdre dans ses rues colorées et pleines de graffitis. Ceci s’explique par l’histoire récente de cette ville née en 1909. Pour l’anecdote, son nom est tiré d’un livre écrit par le fondateur du sionisme. C’est la seule ville que je connaisse dont le nom est tiré d’un bouquin.

Ville de hispters, elle accueille une pléiade de touristes américains, français et allemands, souvent juifs, venus faire la fête. On s'y sent à l’écart de toutes les affres du conflit Israélo-palestinien et au cœur d’une ville regorgeant d’énergie et de créativité.